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samedi 4 août 2012

Écoresponsabilité des Jeux du Québec à Shawinigan

Comment tout ça a commencé

La grande aventure a débuté pour moi en lisant l'appel au bénévolat d'une collègue de Roulons VERT, Valérie, dont le chum Maxime travaille pour les Jeux du Québec à Shawi. Fin mai, j'ai finalement rempli mon formulaire. J'ai écrit à Karine Langlais, coordonnatrice à l'écoresponsabilité pour les Jeux du Québec, qui avait contacté Vire-Vert pendant mon mandat, afin. réitérer ma motivation à faire du bénévolat pour les Jeux du Québec. En effet, pour mes vacances d'été, je voulais contribuer aux Jeux en faisant un bénévolat physique, à l'image de mes expériences de préposée au composteur, et d'assistante chef d'équipe au Consortium Écho-Logique. J'ai été accréditée fin juin, mais j'ai été surprise qu'il n'y ait pas de formation spécifique au secteur d'écoresponsabilité. À la mi-juillet, j'ai visité mon « plateau », soit l'école secondaire des Chutes et j'en ai appris un peu plus sur mes tâches.

Du 26 juillet au 3 août 2012 (sauf la fin de semaine), j'étais « responsable de plateau en écoresponsabilité ». J'aurai donné 75 heures à cette organisation en sept jours (je n'y étais pas la fin de semaine); je travaillais environ 10h30 par jour (chaque repas durait trois heures), et je restais sur place à me reposer et à regarder les Olympiques entre les repas.

Description de tâches
  • Sensibilisation  
    • Informer les utilisateurs du fonctionnement de la gestion des matières résiduelles pour une utilisation optimale. = Aider les athlètes et leurs accompagnateurs à trier les matières qui se trouvent sur leur plateau dans les cafétérias. Répondre aux questions et sensibiliser les gens.
  • Gestion des matières résiduelles 
    • Effectuer la gestion des matières résiduelles selon les procédures fournies. = M'assurer de la qualité du tri.
    • Effectuer le montage et le démontage du matériel de récupération.
    • Réaliser toutes les tâches reliées à la manutention des matières résiduelles. = Collecter les sacs de compost, de recyclage et de déchets et en disposer dans les conteneurs prévus à cet effet.
  • Compilation des données 
    • Effectuer la collecte et la compilation des données relatives aux indicateurs de suivi du volet éco-responsabilité des Jeux. = Pourcentage de remplissage des conteneurs et nombre de sacs sortis pendant la journée.
  • Gestion de ressources humaines 
    • Être responsable des bénévoles et les former sur les tâches
  • M'assurer de la propreté des lieux
J'ai eu à gérer des bénévoles (et des gens payés!) de tout âge et condition physique (Denis, Vincent, Kim, Gabriel, Marie-Pier, Marie-Michelle, Audray, Sylvie, etc.). J'ai d'ailleurs pu remercier ceux d'entre eux qui étaient à la soirée de reconnaissance.

Résolution de problèmes

Quand je suis arrivée, surprise! Les bacs n'avaient pas de roue, la zone où aller porter les sacs était verrouillée, il y avait des sacs à poubelle dans le compost, ainsi que des fluorescents et des pots de peinture, et il n'y avait pas de chaudière à liquide. Avec l'aide de Denis, j'ai assemblé les bacs. Maxime, qui était responsable de plateau, m'a trouvé une descente pour chaise roulante afin que je puisse rouler les bacs jusqu'au conteneur et y vider les sacs ainsi qu'un escabeau pour grimper dans les conteneurs et un balai pour les nettoyer. J'ai trouvé une chaudière transformée en poubelle, que j'ai utilisée pour les liquides.

Malgré le mal que je m'étais donnée à sortir les pots de peinture du conteneur à compost, ils se sont retrouvés dans le conteneur à poubelle. J'ai alors parlé avec le responsable de l'entretien de l'école secondaire des Chutes, pour le sensibiliser au fait que ça et les fluorescents, ce sont des matières dangereuses qu'il faut éliminer autrement, et que je n'ai pas aimé être exposée aux vapeurs de mercure que dégagent des fluorescents brisés, pour des raisons de santé-sécurité au travail. J'ai eu à lui reparler concernant le styromousse, pour l'informer qu'il faut le jeter dans la poubelle, pas dans le recyclage.

Par la suite, les mauvais sacs dans les mauvais conteneurs étaient le fait de l'équipe écoresponsabilité sur le terrain, lorsque le conteneur à recyclage était plein, par exemple.

Journée typique

J'arrive,  j'ouvre les conteneurs pour en évaluer le remplissage, je forme mon/ma/mes bénévoles, nous ouvrons les bacs, nous aidons les athlètes et leurs accompagnateurs à bien trier, nous replaçons les matières dans les bons bacs, nous vidons les sacs lorsqu'ils sont pleins à moitié, une fois le repas terminé, je ferme les bacs, je lave les gants, je déjeune, Karine vient me voir, elle me donne les billets de repas et les noms des bénévoles, je lui donne le remplissage des conteneurs et lui rapporte les problèmes, et par la suite, la ronde continue avec le dîner et le souper. Le soir venu, je vide les bacs et je ferme les conteneurs, puis j'appelle Karine pour lui donner le nombre de sacs sortis pendant la journée.


Changements en cours de route
  • Les gens de la Régie ont amélioré l'affichage à l'aide de pancartes de compostage et de démos, soit des objets nettoyés collés au-dessus du bac. À la fin des Jeux, toutes les possibilités étaient affichées.
  • J'ai reçu des t-shirts verts à donner aux bénévoles
  • J'ai pris l'habitude de demander à Karine qui étaient mes bénévoles, pour éviter qu'ils ne soient absorbés par l'équipe d'alimentation
  • Nous les bénévoles sommes passés de derrière les bacs à sur les côtés, afin de limiter notre intervention et d'autonomiser les athlètes et leurs accompagnateurs
  • Les athlètes et leurs accompagnateurs se sont améliorés beaucoup au fil des jours.
  • Nous avons manqué de sacs transparents et avons dû utiliser les sacs noirs pour le compost pendant un certain temps.
Logistique: hébergement, transport, restauration

Je logeais chez des CouchSurfeurs. Je me suis super bien entendue avec Vincent, qui m'a parlé du contexte entourant son travail dans la seule centrale nucléaire au Québec, de son voyage au Guatemala et en Extrême-Orient. Nous avons aussi échangé sur l'apprentissage de langues secondes. Je me suis un peu moins bien entendue avec Chloé; faut dire qu'avec mon horaire, je n'ai pas eu le temps de bien « connecter » avec elle, outre le temps d'un épisode de CSI Miami saison 9 regardé avec sa coloc et une de leurs amies. J'ai aussi été un peu mal à l'aise qu'elle achète un matelas gonflable pour ma venue, puis qu'elle fasse le ménage d'une petite chambre pour m'accorder un peu d'espace privé, bien que je l'ai beaucoup apprécié. Les légumes de mon jardin n'ont pas semblé être le cadeau approprié ou suffisant pour la remercier de m'accueillir pendant quatre nuits, donc j'ai fait la vaisselle quand je le pouvais. Elle était vraiment confiante de me laisser sa clé de maison, et généreuse de me laisser laver mon linge dans sa baignoire puis l'accrocher sur sa corde à linge!

Je voyageais à vélo au lever du soleil et au coucher du soleil, pour un total de 25 minutes (favoriser et utiliser le transport actif). Bien que mon travail était physique, j'étais plus fatiguée les journées où j'ai conduit pour y aller!

Je petit-déjeunais chez Chloé avec le pain du Panetier que j'avais apporté et le beurre de graine de tournesol. Par contre, comme ce n'étais pas assez pour les exigences physiques du travail, je déjeunais avec ce que je sauvais de la poubelle (qui était bien emballé, bien sûr), ou encore la collation offerte au salon des bénévoles. Je dînais et je soupais à la cafétéria opérée par Mon Château. Comme pesco-végétarienne, j'ai eu pas mal de choix (fricassée de poisson, soupe de lentilles, tortellinis de fromage à la sauce napolitaine, filet de poisson, salade de goberge, salade de haricots, salade de choux et d’œufs, sandwich aux œufs) et jamais de manque de protéine.

Tourisme
J'ai eu une partie d'un après-midi et un début de soirée pour faire du tourisme à Shawinigan. Je me suis concentrée sur l'essentiel; manger, soit acheter un pain aux noix et aux fruits à la boulangerie-pâtisserie le Palais sur la 5e rue, une crème glacée ordinaire dans un endroit ordinaire, et un repas mexicain qui m'a un peu déçu à la Pinata, parce que le restaurant n'offrait rien à base de légumineuses et n'avait pas non plus d'escargots (j'ai le don de toujours choisir ce qui est au menu, mais pas dans la cuisine). Par contre, leur salade avec des pousses de cactus m'a fait découvrir un nouvel aliment. Cette soirée-là, j'ai tenté d'aller au 5 à 7 des bénévoles en autobus, mais je n'attendais pas du bon côté du coin de rue et je l'ai manquée. J'ai alors visité le Bar des jeux (Broadway Pub Microbrasserie), dont l'intérieur était superbe mais puait la bière (à quoi je m'attendais?).

Pendant mes déplacements pendulaires (entre l'école secondaire des Chutes et chez ma CouchSurfeuse), j'ai eu l'occasion de voir Shawinigan sous toutes ses coutures. Ce qui m'a particulièrement frappée, c'est l'usine de Rio Tinto Alcan. Je la trouvais à la fois belle dans son aspect steam-punk et terrifiante. J'ai vu le soleil s'y lever, un smog jaune-brun planer au-dessus de la ville vue de l'autoroute 55, un smog localisé dans le quartier en forme de cuvette, j'ai senti l'odeur particulière que cette usine dégage et me suis préoccupée de la santé des résidents de ce quartier en raison de la qualité de l'air.

J'étais aussi bien contente de boire de l'eau embouteillée en grosse cruches, car l'eau de Shawinigan provient du Lac-à-la-Tortue et est seulement chlorée (elle goûte dégueulasse pour moi).

Recommandations
  • Embaucher la coordonnatrice à l'écoresponsabilité en même temps que tout le monde, soit beaucoup plus tôt
  • Attitrer les bénévoles à l'écoresponsabilité avant l'accréditation (en prévoir d'autres au cas où) et les former à ce moment-là OU Comme l'équipe verte était déjà distincte par la couleur de son t-shirt et qu'au moins quatre bénévoles que j'ai eu étaient payés pour leur travail, les rémunérer pour favoriser le recrutement (c'est quand même une job sale et puante!)
  • Évaluer l'offre alimentaire avec les services alimentaires afin de prioriser les 3NJ (nu, naturel, non-loin, juste) et les 3RV
  • Former l'équipe régulière d'entretien des plateaux à l'écoresponsabilité
  • Former l'équipe terrain en charge de vider les poubelles à l'écoresponsabilité
  • S'assurer que chaque station de poubelle et recyclage a son bac de compostage et son bénévole OU faire le tri des sacs avant de les mettre dans le conteneur

samedi 18 février 2012

Cap vers l'Est!

Une histoire de transport, d'argent, d 'urbanisme et de bouffe. Un séjour dans la tête de l'auteure.

Aujourd'hui, je prévoyais aller à la course de canots à glace à l'ile Saint-Quentin vers midi. J'ai donc mis un pique-nique dans ma bourse et suis partie en direction du Super C du Boulevard Saint-Maurice, pour y prendre la navette. C'était la première fois que je montais dans un autobus de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) depuis que je suis installée dans cette ville, à la mi-décembre. Je me disais que c'est vraiment une bonne pub pour la STTR de s'afficher avec un événement en réduisant la circulation.

Arrivée à destination, je descends de l'autobus et marche vers l'île, en talonnant un couple qui se retourne en alternance pour juger de mon caractère inoffensif. Je me rends compte que j'ai oublié mon gant brun dans l'autobus. Je vois des sortes de guérites, et je me dis que c'est sans doute payant. Fidèle à mon habitude, je n'ai pas d'argent sur moi. Je demande alors s'il y a Interac. Non? Je rebrousse chemin. Un monsieur qui était venu dans le même autobus, mais marchait plus lentement, me croise et me demande si je m'en vais déjà. Je réponds que je ne savais pas que c'était payant (la publicité n'en disait rien, d'ailleurs; j'imagine qu'il faut être de la place pour savoir qu'on ne peut pas mettre un pied sur l'île à moins de payer...). Je suis déçue, les larmes me montent aux yeux (ç'aurait été le premier événement public auquel j'aurais participé à 3R), mais j'enclenche le plan B; aller faire un tour chez Panier santé, à Cap-de-la-Madeleine.

Je retourne vers le terminus d'autobus, où le chauffeur s'en allant au Cap me laisse gentiment monter, malgré qu'il ne dessert pas cette direction-là avant 16h. Je lui explique que j'ai perdu mon gant et que je vais aller voir dans l'autre autobus qui arrive du Super C si il y est. Ce n'est pas le cas, je remonte et il vérifie avec son autre collègue, sans succès. Il accepte de me laisser descendre sur Notre-Dame Est et m'indique le prochain autobus à prendre. Excellent service à la clientèle. J'appellerai à la STTR lundi, des fois qu'ils auraient retrouvé mon gant (j'y tiens).

Je fais fi des instructions du chauffeur d'autobus et je me mets à marcher vers ma destination (j'ai calculé 47 min de marche de chez moi à Panier santé). J'observe maintenant l'île de la Potherie/Caron de l'autre côté, et je me dis qu'il me semble risqué pour une entreprise (Kruger Wagayamack) de s'établir sur une île... C'est sûr qu'avec la drave, c'était logique de s'établir là où les billots arrivaient, mais s'il y a une inondation, il n'y a que deux ponts qui relient l'île à autre chose, l'un est ferroviaire et la relie à Cap-de-la-Madeleine, et l'autre routier et la relie... à l'île Saint-Christophe! Après vérification, je me rends compte qu'il y a tous ces ouvrages-là sur la "rivière" Saint-Maurice et que les marées régulières sont de 1 à 1,4 mètres (celle de l'équinoxe d'automne montera à 1,7 m). Rien à craindre au niveau de l'eau, mais en cas d'évacuation de l'usine, j'espère que leur plan de mesure d'urgence est bon, car si chaque travailleur prend son char, ça ne sera pas long qu'il y aura des bouchons de circulation!

En marchant, je me dis que Cap-de-la-Madeleine, avec ses maisons en déclin, a l'air plus pauvre encore que l'un des premiers quartiers que j'habite, Sainte-Cécile. Au moins, ce dernier transpire l'absence de plan d'urbanisme, car il est plein de maisons bigarrées (à commencer par mon château) qui rappellent tour à tour le Vieux Québec, le Plateau Mont-Royal et Montréal-Est.

Parlant d'urbanisme, Cap-de-la-Madeleine est drôlement faite. J'arrive à l'intersection rue Notre-Dame Est, rue Saint-Jean-Baptiste, rue Rochefort, Côte Rochefort (sic!) et je me trompe de chemin. Je croise une cour de bateau qui m'intrigue. Heureusement, un petit parc sur ma carte me permet de retrouver, et une dame qui a l'air de trouver mon casque d'aviateur bizarre. Des personnes âgées me demandent des directions pour un salon funéraire, et je leur indique la bonne rue et la bonne direction (à mon plus grand étonnement).

Arrivée à Panier santé, je perds la boule. J'oublie les montants de ma facture d'Écomarché.ca, de IGA, de mes licences, de ma contravention, de ma première facture d'Hydro-Québec, et j'achète plein de trucs japonais (wakame, miso, tempeh, edamame). Je n'avais pas apporté de sac par exprès, mais évidemment, ils vendent un superbe sac réemployable.

Je marche sur Saint-Laurent et je croise une usine d'aluminium désaffectée, Aleris. Puis, j'arrive à une autre intersection bizarre, celle de Fusey/138. Je cherche depuis un bout de temps des toilettes publiques (ce qui n'existe pas en Amérique). Le McDo semble inaccessible à pied, parce que je n'arrive pas à traverser les quatre voies du boulevard Fusey (pas d'insection ni de passage piétonnier). Je m'arrête chez La petite meunière, une boutique d'aliments naturels, et m'interroge: pourquoi y a-t-il une si grande concentration de boutiques d'alimentation naturelle au Cap-de-la-Madeleine, alors que tout a l'air tellement pauvre? Sans doute parce que les loyers sont moins cher, ou parce que je n'ai pas encore vu la vrai banlieue de Trois-Rivières qui se déplace en char pour acheter sa bouffe selon ses préférences, peu importe où elle se trouve. Pour ma part, Panier santé est plus grand, mais plus loin et ferme à 20h30 le jeudi, tandis que La petite meunière est moins grande, plus près et ferme à 21h le jeudi. Dilemme pour la prochaine commande?

 J'entre dans une boulangerie, et les prix sont beaucoup moins élevés que chez Nys (ma soeur pâtissière m'a dit que le pâté de saumon était sans doute aussi cher que ça parce qu'ils utiliseraient du saumon frais plutôt qu'en canne). Cependant, la dame n'accepte pas Interac (deux fois dans une journée!). Je ressors avec la ferme intention de retirer de l'argent à la banque, mais je n'arrive toujours pas à traverser Fusey. Je m'éloigne. Finalement, ma planche de salut, Café glacé au terminus Fusey/Duplessis où je trouve des caissières sympathiques, un carré aux dattes qui répond à mes attentes, de la bonne musique (Mika et Lana del Rey), du mobilier neuf et UNE GRANDE SALLE DE BAIN PROPRE au grand bonheur de ma vessie.

Poursuite du périple en direction du pont Duplessis, que je redoute en tant que piétonne. J'ai bien raison de le redouter; des cyclistes d'hiver empruntent le petit trottoir mal déneigé (comme à peu près tous les trottoirs du centre-ville à l'exception des zones commerciales) à contresens, et il est très désagréable de côtoyer des voitures de si près. Sur l'île Saint-Christophe, je me rends compte que Défense Canada s'y trouve... Une autre qui n'a pas peur de l'eau!

Finalement, je pénètre dans l'antre de la baleine bleue (la forme des lampadaires rappelle cela) que forme la deuxième partie du pont Duplessis, me rendant compte qu'un côté a un garde-fou pour protéger les piétons des autos, mais pas l'autre.

vendredi 14 octobre 2011

Périple logistique

Aller en entrevue à Rimouki à partir de Baie-Comeau - Toute une épreuve! Ceux et celles qui me connaissent savent combien j'aime planifier mes déplacements jusqu'au moindre petit détails. The transportation geek that I am even gave an boring interview about feeling isolated on the North Shore when hurricane Irene cut the road off on Quebec AM, a CBC radio show. Contrairement à mes habitudes, je n'ai pas beaucoup pris de temps pour organiser ce mini-voyage, ce qui a donné lieu à plusieurs rebondissements.

Alors que je revenais de Québec en direction de Baie-Comeau, j'ai remarqué que les traverses Trois-Pistoles - Les Escoumins et Forestville-Rimouski n'étaient plus en opération. Il ne me restait donc qu'une option, soit Baie-Comeau/Godbout - Matane. N'ayant pas lu la page complète de la traverse Matane-Godbout, « la seule traverse où il vaut mieux réserver »,  j'ai appelé alors qu'ils ne prenaient plus les réservations pour apprendre qu'il n'y avait plus de place. J'ai résolu de stationner ma voiture à Godbout pour y aller comme piétonne, car les 90 km séparant Matane de Rimouski m'auraient pris 5h30 à vélo (je suis une cycliste utilitaire). J'ai alors consulté les systèmes de covoiturage interurbains Allô Stop et Amigo Express pour constater que j'étais à la dernière minute et qu'il n'y avait plus de place ou pas de disponibilité. L'autocar interurbain (Orléans Express) aurait pu m'amener à temps à Rimouski, mais il m'aurait ramené trop tard à Matane. Il aurait donc fallu que je fasse du pouce... Depuis que j'ai embarqué un pouceux de Forestville à Pessamit, je craignais moins cette option. J'ai donc consulté www.lepouceux.ca. Bref, après cette planification de dernière minute, je me suis couchée stressée.

Le lendemain, j'ai conduit une heure jusqu'à Godbout pour arriver une demi-heure à l'avance. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que tous les véhicules ayant fait des réservations étaient déjà arrivés! Je suis descendue de ma voiture pour essayer de poser une question à la réception, qui était fermée. Je suis retournée dans ma voiture attendre, en essayant de ne pas trop ronger mon frein. Le Camille-Marcoux est arrivé. C'est impressionnant, comme navire!  La partie avant de la coque se lève pour laisser circuler les véhicules. Je ressors aborder un travailleur, qui me dit que s'il ne reste plus de place, ils attendront que nous garions nos véhicules et embarquions à pied avant de partir. Finalement, j'étais l'avant-dernière voiture! Heureusement que j'ai un p'tit char!

samedi 1 octobre 2011

Congrès annuel de la Fédération québécoise des municipalités

Le souper à l'arrivée (mercredi) s'est bien déroulé, bien que nous n'étions que cinq participants. Le jeudi matin, j'ai rencontré ma jumelle, la mairesse de Murdochville, Délisca Ritchie-Roussy, qui m'a raconté l'histoire passionnante de la survie de sa municipalité. Ensuite, malgré mes réticences, Délisca m'a traînée par la manche pour serrer la main de Jean Charest et prendre une photo avec. Il m'a demandé si j'aimais la politique, à quoi j'ai répondu « Oh oui! ». Bernard Généreux et Jean Charest ont ouvert le congrès avec des discours à la fois fascinants et passionnants. Par la suite, nous avons dîné entre jumelés. Malheureusement, il n'y avait rien de pesco-végétarien, et j'ai manqué d'énergie pour le reste de la journée. J'ai tout de même profité du salon des affaires municipales pour rencontrer pleins de gens intéressant et remettre quelques CV.

Le lendemain (vendredi), le déjeuner-conférence sur la relève municipale était correct. J'ai quitté pour aller passer une entrevue en basse-ville, et j'ai manqué quelques ateliers, mais j'ai pu assister à l'Extension du réseau de gaz naturel au Québec par Gaz Métro. Après, j'ai dîné avec Délisca, et rencontré une élue de St-Henri de Lévis qui m'a parlé de la plateforme de compostage de Lévis et des dérogation mineurs d'urbanismes. À notre table, nous avons discuté avec des élus de Lac Supérieur, près de Mont Tremblant, qui avait fait un plan de développement durable. En après-midi, j'ai assisté à un atelier sur la stratégie québécoise d'économie d'eau potable. Puis, la meilleure partie de mon Congrès, un atelier sur la nouvelle politique bioalimentaire et l'occupation du territoire, animé par Lionel Levac. Les délégués jeunesses ont clos la soirée à la Pointe des Amériques.

Le samedi matin, le déjeuner Femmes et politique municipale était correct. Puis, j'ai essayé d'assister à un séminaire qui était plein, à une séance d'information dont la qualité laissait à désirer, puis à une séance d'information portant sur la réduction d'empreinte environnementale par GENIVAR qui m'a permis de rencontrer en personne un chasseur de tête qui m'avait appelé pendant mon contrat à la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka.

Au dîner de clôture, j'ai discuté avec Fanny Lebrun du Forum jeunesse Estrie et des élus très dynamiques de St-Anaclet.

dimanche 19 juin 2011

La vie au nord du 49e parallèle: le transport

Déjà un mois et quelques jours que je suis arrivée... La première question, c'est souvent « Pis, comment tu trouves-ça, Baie-Comeau »? Ma réponse sera invariablement « C'est bien, j'habite près du centre-ville du secteur ouest, je peux aller au travail à vélo, je suis sur le bord du fleuve en trente minutes de marche, le plein air est accessible ». Tout ça est vrai. J'ai réussi à importer mon mode de vie basé sur le transport actif et le végétarisme.

Cependant, la ville, qui a été construite pendant la domination de l'automobile, est assez obésogène. La faible densité donne l'impression que tout est loin, qu'il faut absolument sauter dans son auto pour faire des courses. Moi qui possède une automobile depuis peu, je me rends compte que même si je vais au travail à vélo presque tous les jours (je triche en covoiturant une fois par semaine avec mes collègues qui habitent sur la même rue), lorsque je sors et que je ne peux pas me rendre à ma destination en moins de quinze minutes de marche, c'est l'auto qui est devenue le premier réflexe. Par contre, quand je vois le niveau de mon réservoir baisser à vue d’œil, je réalise tout-à-fait que conduire en ville consomme plus qu'à 90 km/h (pas d'autoroute ici). J'essaie de pallier mes émissions de GES en invitant les gens qui se rendent au même endroit à covoiturer.

Pour ce qui est du végétarisme, c'est une autre paire de manche. À l'extérieur de Montréal, partout au Québec, ç'a toujours été un défi pour les autres d'accepter mes préférences alimentaires. J'ai eu le front de faire cuire du tofu mariné sur le barbecue d'un ami lors d'un party, car je m'assume. Bien sûr, comme je n'ai jamais pu arrêter de manger du poisson (devenir végétarienne quand la mode des sushis commence, c'est pas winner), j'en profite bien ici, et je continue d'en manger au moins une fois par semaine. J'ai aussi fait preuve d'adaptation; sentant un instinct animal surgir en moi grâce à un pâté de cerf réchauffé au travail l'autre jour, j'ai mangé de la viande pour la première fois en près de sept ans. À mon grand étonnement, j'ai aimé la texture et le goût (alors que de croquer dans un sandwich au poulet par mégarde me dégoûte) et je n'ai pas été malade. Depuis que j'avais lu l'article du Voir décrivant le restaurant La Traite de l'hôtel-musée de Wendake, je m'étais dit que si on m'offrait de la viande qu'on avait chassé, je ne refuserais pas.

C'est aussi difficile de bien s'alimenter, car ici, point d'agriculture; à cause de l'éloignement, les aliments coûtent beaucoup plus cher, et la fraîcheur n'est pas toujours au rendez-vous. Par exemple, un poivron vert sera plus pâle, les oignons pourrissent plus vite, les fraises ont fait 700 km pour venir dans mon assiette. Je compte bien m'inscrire à la Coopérative Gaïa (agriculture soutenue par la communauté) pour éviter les distances. Par contre, les poissonneries foisonnent et l'offre suit les marées, le vent.

Toujours sur le thème du transport, les gens n'ont pas la même perception des distances. J'assistais à l'assemblée générale annuelle du Forum jeunesse Côte-Nord, et c'est la que j'ai réalisé que la région administrative s'étend de Tadoussac à Blanc-Sablon, de Baie-Trinité à Schefferville. Faire un petit cinq heure trente (Québec) ou huit heures (Montréal) de route n'a rien là pour bien des gens. Pour l'instant, lorsque je fais de la grand-route, j'ai l'impression de me retrouver dans cet épisode de X-Files où Mulder est pris en otage par un gars qui doit absolument conduire vers l'ouest, sinon il meure. Bref, ça m'use, même si je fais des rencontres fabuleuses grâce à Amigo Express et que j'ai le temps de revisiter ma collection de CD.

Personnellement, travailler à temps plein et à temps partiel sur mon essai est tout un défi. J'ai une impression de déjà vu; il y a trois ans, à Montréal, ça m'a pris tout mon petit change pour rédiger un travail de fin de session durant l'été. J'ai alors essayé de me motiver en faisant du recyclage pendant les événements spéciaux (Grand Prix, Juste pour Rire, Vélirium), en travaillant durant l'élection fédérale partielle. Heureusement, maintenant, la motivation est au rendez-vous, mais je me suis quand même portée volontaire pour la finale de la coupe du monde UCI de paracyclisme. À voir!

jeudi 16 septembre 2010

Maîtrise de l'avenir

Une vague de fatigue m'a frappée en cette soirée enrhumée, mais 19h30 étant bien trop tôt pour me mettre au lit, j'ai saisi le manuel scolaire qui trainait sur mon bureau.

J'ai pris le temps de lire l'avant propos du Guide de gestion des risques d'accidents industriels majeurs du CRAIM. J'y ai retracé quelques personnes que mon père a connues. Au bac, poussée par les multiples formations gratuites du Career and Placement Services (CaPS) de McGill, j'ai fait quelques entrevues informatives avec certaines des personnes se retrouvant dans la liste mentionnée ci-dessus. La plupart viennent de Montréal-Est...

Mon père m'avait incité à prendre un cours avec Robert Reiss, et le fait qu'il était chargé de cours à la maîtrise était un des nombreux facteurs qui m'ont fait appliquer pour ce programme. J'avais tenté de le contacter en 2006 pour voir les possibilités d'emploi à Environnement Canada. Je me suis finalement ramassée au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (provincial) en gestion des matières dangereuses, pas si mal!

Je me faisais la réflexion que mon père était bon en réseautage, et que l'expression « la pomme ne tombe jamais très loin du pommier », que j'avais apprise dans Anne la Maison aux Pignons verts :P et que j'ai récemment utilisée pour agacer un ami, s'appliquait aussi à moi... Du côté de ma mère, je poursuis des études post-secondaires et supérieures et j'aimerais avoir l'expérience d'une firme de consultants. Je marche directement dans les pas de mon père cette session-ci avec le cours de gestion de risque. Je m'arrangerai aussi pour avoir une expérience dans une usine lors de mon essai. J'aurais pu l'avoir durant le stage, mais je ne me sentais pas alors en mesure d'affronter des métallos. En tant qu'ex-politicienne (hihi!), je sais qu'un milieu masculin ne me fait pas peur, et qu'avec une confiance accrue en moi, je saurai me défendre.

J'aimerais sans doute aussi conduire des audits plus tard dans ma carrière, pour une raison toute à fait innocente: j'aime les visites industrielles. Toute petite, j'adorais faire du porte-à-porte pour vendre du chocolat pour le Club de judo, et passer l'Halloween. Plus vieille, j'adorais frapper aux portes pour le Parti vert pour le plaisir d'entrer chez les gens et de sentir la différence.

Je ne sais pas si je ferai éventuellement de la santé sécurité. Cette culture est tellement ancrée chez moi (ex: j'ai suivi mon premier cours de secourisme au secondaire, je passe la tondeuse avec des bottes à cap d'acier et des lunettes de sûreté) que ça serait tout naturel, mais je me souviens amèrement de l'avis de Michel Beauchamp selon lequel plusieurs dans le domaine seraient morts du cancer car on leur a fait porter le blâme des accidents.

Dans un autre ordre d'idée (mais toujours lié, vous verrez!), j'ai commencé à faire de la randonnée pédestre avec Les sentiers de l'Estrie. Et j'ai entendu ce matin une fille parler de son pélerinage à St-Jacques de Compostelle... Avec l'entrainement, je serai sans doute en mesure d'accomplir un autre de ses rêves.

dimanche 5 septembre 2010

Vendanges de Magog-Orford à vélo

L'endorphine coule à flot tandis que j'écris ce billet...

Je reviens d'une excursion de cyclo-agro-tourisme comme je les aime (voir billet précédent sur mon voyage Québec-Rivière-du-Loup-Tadoussac-Saguenay). En bonne vivante que je suis, j'ai ajouté les Vendanges de Magog-Orford à la longue liste d'activités prévues pour meubler le « long week-end » de la Fête du travail.

Je suis donc partie de chez moi vers 10h, pensant que les 25 kilomètres séparant Sherbrooke de Magog ne prendraient qu'une heure et quelques à pédaler. J'hésitais entre prendre la 112 pentue et urbanisée et la piste cyclable boisée, mais la paresse et l'évitement de stress ont eu raison de moi et j'ai opté pour cette dernière. J'ai refais pour une Xe fois le tronçon familier menant à North Hatley, l'interrompant à Deauville. J'étais seule sur la route à l'aller. Je me suis ensuite engagée sur l'Axe de la Magog.

Ce trajet est plutôt imprévisible, car il comporte de tout: des accotements asphaltés, des détours inutiles par des petites rues, de bonnes portions de poussière de pierre, du sable, des gros caillous. Une fois passé Deauville, onze kilomètres de pur bonheur m'attendaient sous la forme de chemins de campagne. J'ai cependant eu la désagréable surprise de constater que la 112 avait l'air d'une autoroute à cet endroit. Où le Ministère des Transports veut-il que les cyclistes et autres véhicules lents passent si toutes les routes à trois chiffres deviennent des autoroutes?!? Sur ce tronçon de l'Axe de la Magog, on retrouve quelques rares îlots comportant une table de pique-nique et une poubelle. J'ai aussi croisé une pile énorme de détritus!

Heureusement que j'ai un vélo cyclocross, sinon j'aurais pesté! Ce dernier est classé dans les vélos de route (mais beaucoup plus abordable), le dessous du cadre est plat pour permettre de le porter par dessus les obstacles, mais a aussi l'avantage d'éjecter vers le côté les roches et l'eau, il n'a pas de suspension ni le plus petit pallier de vitesses avant, ses roues ressemblent plutôt à celles d'un vélo de montagne, mais la pression peut y attendre 80 psi.

Étonnamment, en plein milieu de nulle part, l'Axe de la Magog cède le pas à la Montagnarde, indiquant qu'on est passé de Sherbrooke à Magog. Un panneau nous renseigne en disant où on est rendu, mais pas dans quelle direction on va. Des panneaux de protestation décorent deux endroits. Cette piste cyclable comporte deux grosses côtes et quelques faux plats, elle passe près d'un camping et d'un centre jardin.

Arrivé à la fin des pentes, c'est vraiment laid. On côtoie la voie ferrée qu'on devine à peine à cause des phragmites, on enjambe un ponceau lié avec de l'asphalte dont les planches sont croches, on passe sous une autoroute, il y a des usines partout, je m'inquiète de plus en plus d'être au bon endroit. Je croyais que Magog serait champêtre comme le reste des Cantons-de-l'Est, mais non, c'est l'exception industrielle et pauvre. Je suis docilement la Montagnarde. Une fois passé un pont, je ressors ma carte. Je n'arrive pas à me situer. Je finis par réaliser que je vais en direction est sur la 108! Je jure et je retourne dans le sens contraire. La piste cyclable ne passe même pas par l'artère principale, ça fait dur en matière de planification du territoire! Je parviens finalement à me situer, mais je me demande toujours si je vais dans la bonne direction car l'urbanisme ne donne pas l'impression que j'approche d'un centre-ville. Passé un viaduc, je vois des hangars à bateau, et là je sais que je dois approcher. Je croise la 112. Je roule sur la rue principale, la partie la moins laide de la ville, mais étouffante et pleine de pancartes commerciales. Fidèle à mon habitude, je repère tout de même la boulangerie-pâtisserie de Magog. Il y a du trafic, et je nargue les automobilistes en les dépassant. Je croise la rue Merry, et j'y descends. Je suis arrivée à destination! Je cherche les stationnements à vélo, qui se trouvent de l'autre côté du Parc de la Pointe Merry.

Une fois stationnée, je me renseigne au kiosque d'information et la dame essaie de me recruter pour faire du bénévolat. Je blague en disant qu'il faudra me ramener à Sherbrooke. Elle me dit que j'aurais l'entrée gratuite, mais ça ne m'avancerait à rien puisque je voulais déguster et que je projetais faire du ménage dans l'après-midi.

J'entre, j'achète 12 billets pour 15$, je reçois mon verre et je demande où se trouve l'information pour les kiosques. On me dit qu'elle se trouve dans la tente... En rétrospective, j'aurais dû prendre les dépliants dans la tente et prendre le temps de les examiner pour déterminer à quel kiosque je voulais déguster, mais la dame trop incisive m'a fait fuir, et il faisait froid et ventait à l'extérieur de la tente.

Je commence par faire le tour une fois sans m'arrêter. Je sais que je ne goûterai pas à du vin, mais plutôt à du cidre de glace et de l'hydromel pour satisfaire ma dent sucrée. Je m'arrête à un premier kiosque où on me demande 4 coupons. Je suis surprise et déçue de prévoir n'être capable de déguster que trois choses. J'obtempère tout de même, et je goûte un hydromel en digestif, un autre puis un digestif au chocolat. Je n'ai pas retenu le nom ni la provenance car je trouvais le monsieur un peu trop vendeur insistant.

Je m'arrête à un second endroit pour goûter du cidre de Sainte-Cécile de Milton (bravo pour retenir les noms, je ne retiens que les lieux de provenance). Il sent la fraise, est absolument délicieux et je prends mon temps pour le déguster. Je jase avec la deuxième jeune fille au comptoir et je lui demande si les pommes sont déjà mûres. Elle me dit que c'est le cas, mais comme on n'a pas eu de nuits fraîches, elles ne sont pas rouges. De plus, on a peur que le vent les décroche. Je lui souhaite que ça change avant de partir et de rincer mon verre à l'arrosoir. Je prends le dépliant pour les Comptonales en passant.

Mon troisième arrêt me mène à goûter un drôle de poisson avec deux noms (dont un commence par « b ») de Blanc-Sablon que je n'arrive pas à goûter parce que le morceaux est trop petit comparativement à la biscotte. Je pèche complètement lorsque je goûte du foie de morue. Pour une pesco-végétarienne, je ne saurais dire si j'ai aimé ça, mais c'était spécial. En tout cas, c'est plein de fer!

Finalement, je suis attirée à mon dernier arrêt par le beau sourire que me lance la jeune fille au comptoir. Je n'ai plus que deux billet, donc je goûte un cidre tout court de Rougemont. C'est vraiment intéressant de comparer les deux, cidre de glace et cidre tout court. Elle me conseille de boire ça avec des crêpes, c'est ce qu'ils font en Europe. Elle m'a aussi invité aux vendanges, mais sans automobile, je ne pourrais pas faire ça. On devrait organiser une sortie aux vendanges à l'AMEUS!

Un extrait d'opéra italien se met à jouer et l'homme au comptoir auquel j'étais se met soudainement à chanter. Je suis étonnée puis je trouve qu'il est bon. Les gens applaudissent à la fin d'un couplet. Une jeune fille enchaîne sur un ton plus aigü de l'autre côté de l'allée. Une femme au ton plus bas entre dans la danse, puis un jeune homme dont le ton est plus haut que l'homme précédent enchaîne, et finalement les quatre chantent en même temps des lignes différentes. C'était vraiment beau, j'avais l'impression d'être dans une flash mob. Tout le monde a applaudi et crié de joie quand ils ont terminé. Ce que je retiendrai de plus positif sera cette chorale impromptue et le sourire chalheureux de la jeune fille du comptoir du cidre de Rougemont.

En quittant la tente, je cherche quelque chose pour emballer mon verre car j'ai peur qu'il se casse dans mon sac de vélo, mais on me répond qu'il n'y a rien. Je me demande s'il y a autre chose à part les cinq à sept plus tard, mais ce n'est pas le cas. Je ne trouve pas de fontaine pour remplir ma gourde et je quitte le site frustrée.

Ma visite de la tente n'aura pris que 45 minutes, mon aller deux heures et mon retour 1h45... En vélo de Sherbrooke, ça ne vaut pas vraiment la peine. En auto de n'importe où, je me demande si le trafic et le stress de chercher un stationnement en valent la peine. Je crois que je préfère aller sur place chez les producteurs que d'aller dans une foire où ils sont tous réunis « hors contexte ».

Je m'en retourne donc par le même chemin par lequel je suis venue. J'avais l'intention de peut-être emprunter le chemin Merry, de passer à côté du Mont Orford puis St-Élie d'Orford, mais je n'y ai pas pensé en quittant le parc (trop avinée :P). Le retour va beaucoup mieux que l'aller puisque j'ai le vent dans le dos et l'impression de plus descendre que de monter. Je rencontre beaucoup plus de cyclistes qu'à l'aller.

So much pour le ménage! J'ai dîné en retrant, puis je me suis étirée et douchée, et j'ai blogué ceci.

jeudi 19 mars 2009

Jean Charest: développement durable, tourisme, croisière et Plan Nord

Midi, jeudi 19 mars 2009, Centre des congrès de Québec, Symposium international de tourisme durable.

Rapporté tel que pris en note, avec commentaires en italique. Les titres sont de moi.

Gouvernement et développement durable

En 2003, lors de la première élection des Libéraux restés au pouvoir, le gouvernement avait la volonté d'implanter une culture de développement durable (DD) à l'interne.

Charest, en tant que ministre fédéral de l'environnement dans les années 1990, avait tenté d'implanter le développement durable de bas en haut, sans succès puisque le niveau d'adhésion et de compréhension était faible. Le gouvernement fédéral avait alors un excellent plan Vert qui n'a pas donné de résultats.

En 2003, le gouvernement provincial libéral a rallié les ministères. Le Québec est la 5e juridiction mondiale et la 1ère en Amérique du Nord à avoir une Loi sur le développement durable. Cette loi a amendé la Charte (québécoise) des droits et libertés afin d'y insérer le droit à un environnement sain. Cette loi permet de prendre le temps de mettre en oeuvre le DD dans l'administration publique.

Le ministère du Tourisme a ensuite développe une politique de tourisme durable. Le Québec a la chance d'avoir une excellente fonction publique (!!!).

Gouvernement et environnement

Le Québec s'est ensuite doté de politiques de développement durable dans tout. Je passe ici de la 3e à la 1ère personne, désolée. Nous avons des ressources naturelles et un patrimoine important, immense et riche. Nous avons des responsabilités envers nous, nos générations futures et nos voisins.

En 2006, nous avons instauré une politique de réduction des gas à effet de serre (G.E.S.). Nous produisons per capita la 1/2 des GES canadiens. À la politique de DD se sont ajoutés la politique de transport collectif (c'est le temps d'envoyer de l'argent à la STM...) et la politique d'efficacité énergétique.

Tout est lié et nous devons faire ce lien dorénavant.

Nous avons instauré une redevance sur le carbone qui apport 200 M$/année (1,2 G$/6 ans) qui va dans le Fond Vert, permettant la mise en oeuvre de mesures environnementales.

À Davos en janvier, Al Gore citait le Canada en exemple avec 2 provinces taxant le carbone. Nos efforts ont été remarqués et nous sommes un exemple.

Développement durable et tourisme

La politique de croisières a été développée dans l'optique du DD (!!!). Elle comprend six sites, dont les Îles Mingan sur la Basse-Côte-Nord. Nous devons développer en tenant compte de la capacité écologique du milieu à accepter des croisiéristes. C'est un défi particulier et nous en avons conscience. Elle représente 50M$ en investissement.

Économie actuelle

La crise économique doit être reconnue autant que la crise écologique. 2009 est une année importante­. En effet, le Québec et le Canada ne souffrent pas autant que les États-Unis ou l'Europe car ils ont moins investi dans les subprimes. PCAA, Caisse de dépôt, hellooo!!! Notre économie souffre d'un ralentissement car elle est très ouverte aux Américains.

Économie et environnement

2009 est l'année de Copenhague, et il est crucial de reconnaître que les crises économiques et écologiques sont liées. C'est l'occasion de changer les règles de gouvernance emphase de moi. Il y aura bientôt une rencontre du G20 en Angleterre, où l'on choisira entre la stimulation ou les changements de règles économique. Ça ne peut être ni l'un ni l'autre­.

On choisira un système de plafonnement et d'échange ou encore on attachera un prix au carbone. C'est l'occasion et l'opportunité de changer les choses (ce que je disais pendant ma campagne ^_^). Nous en ressortirons avec l'économie transformée. C'est l'occasion de mettre en oeuvre le développement durable et la réduction des GES.

Tourisme et Plan Nord

Le tourisme est la fierté d'attirer des gens dans sa communauté. En 2008, Québec a eu cette fierté. Dans ce contexte, il faut se démarquer, et le DD nous offre l'occasion d'un projet, le Plan Nord.

Le développement du territoire se fera en accord avec les Premières Nations et les Inuits, les Jamésiens et les Nords-Côtiers. C'est un développement énergétique propre et renouvelable avec l'hydroélectricité (!), l'éolienne et le minier (!), dans le respect de l'environnement. D'ailleurs, nous avons accordé 300M$ au nettoyage des sites miniers (qui devrait être fait par la mine...). C'est un développement du transport et récréotouristique.

Le Nord-du-Québec subi l'impact du réchauffement climatique. En effet, une route maritime, le passage du Nord-Ouest, s'ouvre­. C'est un grand enjeu intéressant et politique. L'appartenance du territoire au Canada est contestée par les Américains, les Européens et les Russes.

Plan Nord et environnement

Les ressources qui y sont présentes sont très importantes, et il y aura le développement durable (!) de l'Arctique du Québec. Nous créérons 6 parcs nationaux pour réserver 12% du territoire d'une taille deux fois plus importante que la France. 38% du territoire sera interdit au développement minier, mais permis au développement récréotouristique. La moitié du territoire sera donc protégée du développement industriel.

C'est un plan/territoire qui stimule l'imagination et est magnifique. Le développement se fera avec les Premières Nations et les Inuits. C'est un projet porteur d'espoir et d'avenir. Il respecte les populations et les principes du DD.

Conclusion

Nous espérons que vous reviendrez au Québec, et que dans 10 ans, nous pourrons offrir à des miliers de personne qui nous visites de vivre une expérience unique...

samedi 7 mars 2009

Congrès du Parti vert du Canada 09 Pictou, Nouvelle-Écosse

600$ et 3 ans d'implication. C'est comme ça que je décris ma réussite d'aujourd'hui. Ça m'aura pris cet argent pour venir au Congrès et tout ce temps pour comprendre le meilleur moyen d'aider le Parti Vert du Canada à séduire l'électorat québécois.

Puisque tout était accessible à tous en ligne, je n'ai aucune scrupule à la publier; voici donc ce que ça a donné. J'ai rédigé cette politique fin mai, à l'initiative de mon ami Jared Giesbrecht.

23 mai 2008, résolution de Jared

WHEREAS the Green Party of Canada is a national party;

WHEREAS the Green Party of Canada is currently dominated by Anglophones;

WHEREAS the Green Party of Canada has significant potential for growth within Quebec;

THEREFORE BE IT RESOLVED that the Federal Council of the Green Party of Canada hire a deputy leader to work exclusively on building support among Francophones.

G08-d10 - Les besoins linguistiques des Franco-Canadien(ne)s et des Québécois(es)

ATTENDU QUE le Parti Vert du Canada est un parti fédéral et le Canada un pays avec deux langues officielles; et,

ATTENDU QUE le Parti Vert du Canada est dominé par les anglophones au Conseil fédéral, au Cabinet fantôme, dans les employés et son effectif; et,

ATTENDU QUE le Parti Vert du Canada a un important potentiel de croissance parmi les francophones du Québec (6,027,730 parlant français à la maison) et d’à travers le Canada (580,395 parlant français à la maison);

PAR CONSÉQUENT, IL EST RÉSOLU QUE toute communication future, incluant mais pas limité aux courriels, communiqués de presse et sites Web soit traduite par un(e) traducteur/trice professionnel(le); et,

IL EST RÉSOLU QUE de nouveaux membres du Cabinet fantôme soit élu en accord avec les règlements aux postes suivants: Critique des langues officielles, et Critique des affaires intergouvernementales; et,

IL EST RÉSOLU QU’un poste de Conseiller général soit converti en présidence francophone.

Résolution soumise par Lynne Champoux-Williams

Résolution parrainée par Lynne Champoux-Williams, Raphaël Thierrin, Denis Agar, Peter Graham, Frédérick Clerson-Guicherd, Jared Giesbrecht, Hervé Jodoin, Claude Sabourin et Claude William Genest


En atelier, je l'ai modifié en prenant toutes les critiques en considération:

G08-d10 Besoins des Canadiens et Canadiennes en matière de langues officielles

IL EST RÉSOLU QUE toutes les communications et tous les événements officiels fédéraux, incluant de façon non exhastive les courriels, les communiqués de presse, les sites Web et le matériel de campagne provenant du niveau fédéral du Parti Vert du Canada soient traduits de façon professionnelle et publiés simultanément dans les langues officielles du Canada.

IL EST RÉSOLU QUE le Conseil fédéral soumette un changement constitutionnel au prochain Congrès biannuel proposant la conversion d'un poste de conseiller ou conseillère général(e) en poste de coprésidence francophone.

IL EST RÉSOLU QUE le Conseil fédéral élabore une politique globale en matière de langues officielles incluant de façon non exhastive:

a) une statégie visant à améliorer l'utilisation du français comme langue de travail au sein du Parti vert du Canada

b) le support pour les Associations de circonscription électorales dans les circonscriptions électorales où se trouve une communauté linguistique officielle en situation minoritaire (tel que défini par la Charte canadienne des droits et libertés).

c) une révision du budget futur des exigences en accordance.



Durant la plénière, la résolution a été scindée en trois et on a affaibli la simultanéité de la traduction.

mercredi 17 décembre 2008

Snorkelling/2e barrière de corail

Snorkeling: respirer dans un tuba en restant à la surface

Une autre preuve d'écologisme de la part du gouvernement mexicain; les parcs, réserves et aires protégées abondent dans ce coin qui profiterait plus de l'écotourisme si ses hôtels étaient certifiés.

Oups! J'ai oublié que la crème solaire tuait les coraux. Un saut dans la piscine pour s'en débarasser.

Petite randonnée en bateau de la plage du complexe hôtelier vers le sud-est (aux environs de Puerto Morellos). Effectivement, de la plage de l'hôtel, les vagues qu'on voit casser à l'horizon indiquaient bien la présence de récifs.

Premier arrêt et instructions. Ce premier site n'est pas si diversifié (beaucoup de champs sous-marins de salade uniforme), mais permet surtout de s'adapter à la technique et à suivre la bouée du meneur. Des bancs de poisson, des algues qui ont l'air d'arbres recouvert de mousse, des anémones, des crêtes dinosauresques mauves. Ce n'est pas aussi riche de couleurs que je l'aurais cru, mais c'est moins drabe qu'une allée de l'Aquarium de Québec.

Deuxième arrêt. Wow. Souffle coupé. Des éponges-cerveaux. Des tas bruns pleins de vie. Un trou de respiration dans les champs de salade. Un poisson plat qui nage du dessus et du dessous. Des ba-ra-cu-das! Un poisson gris énorme. Un poisson arc-en-ciel. Un autre avec un damier d'écailles. Un poisson noir qui en poursuit un autre. Des conches énormes. Un concombre de mer. Et pour finir, une majestueuse raie manta, de celles qui a tué Steve (Australien). Elle ne nage pas, elle vole. J'aurais pleuré dans mon masque.

Au retour, sur le bateau, je suis asociable. Non seulement parce que j'ai avalé plein d'eau et que ma vessie natatoire a atteint sa limite de rétention, mais aussi parce que j'ai remarqué deux coraux blanchis. Et réalisé en personne ce que m'ont enseigné mes profs à McGill; le corail fait partie du poumon de la planète. Et vaincu une certaine frustration de ne pas savoir nager selon les techniques reconnues, puisque les palmes et respirer par la bouche sans trop pencher la tête était tout ce qu'il fallait pour apprécier la beauté du monde. Et développé un intérêt d'apprendre à plonger en apnée pour répéter l'expérience dans des eaux plus froides, près de chez nous.

lundi 15 décembre 2008

Écologisme touristique

En janvier prochain, je devrai créer un programme d'évaluation de la durabilité de l'industrie touristique du Saguenay – Lac-St-Jean durant mon Écostage Katimavik avec la Coop Verte de Chicoutimi. Par déformation professionnelle de mes études en environnement, j'ai observé depuis hier la pratique de deux hôtels dans deux pays distincts; le aloft, hôtel situé dans l'aéroport Montréal-Trudeau, et le H10 Ocean Coral/Turquesa, situé entre Cancun et Puerto Morelos, sur la pointe Yucatan/Quintana Roo du Mexique. Les deux sont de nouvelles constructions.

aloft

  • C'est mon oncle qui l'a remarqué; un stationnement réservé aux voitures hybrides!!! 5 à 10 places, les seules situées près de l'entrée
  • Du recyclage dans la chambre (!!!)
  • Un évier à détecteur de mouvement
  • Une toilette à faible débit d'eau
  • Une douche comprenant des distributeurs de savon et shampoing, plutôt que des petites bouteilles de plastique

Je n'ai pas eu le temps de relever les malus.

Ocean Turquesa

Le complexe n'est pas fermé et climatisé; il est ouvert et profite plutôt de la proximité de la mer pour se ventiler de façon naturelle dans tous les espaces publics. La climatisation des chambres, quant à elle, s'arrête lorsqu'on ouvre la porte-patio ou la porte avant.

Les toilettes publiques (trop rares) sont toutes équipées de détecteurs de mouvement provenant sans doute d'une nouvelle génération puisqu'ils ne se déclenchent pas inutilement à plusieurs reprises pendant qu'on les utilise comme ceux de l'Atrium du MRNF ou encore ceux de McGill. Les toilettes privées, quant à elles, ont deux boutons, pour chacune des sortes d'excrétion humaine. J'en avais entendu parlé dans d'autres pays aux ressources plus limitées que le Canada, mais c'est la première fois que je les utilise!!!

Les points négatifs maintenant. Pas de recyclage nulle part; la gestion des déchets est sans doute celle qui fait le plus défaut, ce qui m'amène à croire que l'environnementalisme pratiqué par l'hôtel en est un restreint au profit.

Sur le chemin bordé de marécages menant de l'autoroute à l'hôtel, j'ai remarqué plusieurs dépôts sauvages de déchets.

Les endroits servant des collations et les bars extérieurs utilisent beaucoup de vaisselle jetable (les ustensiles ne sont disponible qu'en plastique lorsque les réutilisables sont tous sales, et les verres sont tous, tous fait d'infâme plastique no 6 styromousse non-expansé. Les assiettes ont le bon côté d'être réutilisables et incassables).

De plus, il n'est pas interdit de manger sur la plage (certains COCHONS en profitent pour nourrir la variété locale de goélands). Il ne s'y trouve AUCUNE poubelle. Ainsi, plusieurs déchets y traînent. Ironie du sort, certains employés de l'hôtel ne sont payés qu'à ramasser les algues qui sont déposées par la mer...

La mer elle-même, surtout l'après-midi, contient plusieurs déchets de plastique (quelle surprise!) en suspension. Avec mon bénévolat successif de nettoyeuse de berges et de recycleuse durant les événements spéciaux, je n'ai pas pu résister à en sortir quelques-uns et à les mettre dans les tas d'algues pour que les éboueurs d'algues les ramassent.

À n'importe quel gestionnaire de matières résiduelles qui lirait ce blogue, si je généralise un peu, y'a du travail à faire dans l'industrie hôtellière mexicaine!

samedi 10 novembre 2007

Travel

I'm sooo note-productive. Whom do you know who has almost eighty notes to its active?

I got into a discussion last week with a friend telling me how strongly he had been affected by international affairs (September 11, war in Irak, Afghanistan) in the past, which drove him to travel around the world and campaning for candidates in France, in the US, going to China, etc. While experiencing stuff, he was learning.

This friend is now studying at McGill. During a class, a McGill IDS graduate student, invited as a guest speaker during a lecture, told of how she had been strongly shocked after learning how a travelling pack of white students in Africa was needing to switch villages after using all the available water. She was strucked by a child disapproving look of her cleaning the dishes with water, and came back to Canada to start changing her country before going to change others'. My friend learned from her story and is going to do the same, locally.

I noticed how I didn't need to travel around the world to know the same, most likely because of my weird analytical processing that is a non-logical network thinking (that's why I love environment, it's so holistic). In second year, when I learned that the "development" part of my Environment and Development degree wasn't about sustainable development, but about international development, I became really disappointed, because I already knew I was going to fix someone else's problems before ours were fixed.

Since I'm at McGill, my travelling mania was quenched a bit. I'm travelling within Montreal, in another language through international student fellows. Therefore, I'm not increasing my ecological footprint by tons while crossing half the world to meet to speak about climate change.

I'm an advocate for change. I need to change and improve myself constantly if I want to be able to bring people on my side by changing their lifestyles. I'm walking the talk. But new horizons still call me, the need to challenge myself into high adaptability through changing place at a fast pace.

After my studies, which I hope will last one year longer to spend the same amount of time at McGill as most of my friends, I will be reasonable and not jump on work already (I've never stopped from high school to cegep to university). I will travel around Canada, starting from Newfoundland, by train or bike (flying back from Victoria). I'd like to see the Great Banks, the Bay of Fundy, Athabaska's Northern Lights, the Prairies, the Rockies, the Pacific Ocean. And one day, I'll visit the Territories. But not just yet.