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vendredi 14 octobre 2011

Périple logistique

Aller en entrevue à Rimouki à partir de Baie-Comeau - Toute une épreuve! Ceux et celles qui me connaissent savent combien j'aime planifier mes déplacements jusqu'au moindre petit détails. The transportation geek that I am even gave an boring interview about feeling isolated on the North Shore when hurricane Irene cut the road off on Quebec AM, a CBC radio show. Contrairement à mes habitudes, je n'ai pas beaucoup pris de temps pour organiser ce mini-voyage, ce qui a donné lieu à plusieurs rebondissements.

Alors que je revenais de Québec en direction de Baie-Comeau, j'ai remarqué que les traverses Trois-Pistoles - Les Escoumins et Forestville-Rimouski n'étaient plus en opération. Il ne me restait donc qu'une option, soit Baie-Comeau/Godbout - Matane. N'ayant pas lu la page complète de la traverse Matane-Godbout, « la seule traverse où il vaut mieux réserver »,  j'ai appelé alors qu'ils ne prenaient plus les réservations pour apprendre qu'il n'y avait plus de place. J'ai résolu de stationner ma voiture à Godbout pour y aller comme piétonne, car les 90 km séparant Matane de Rimouski m'auraient pris 5h30 à vélo (je suis une cycliste utilitaire). J'ai alors consulté les systèmes de covoiturage interurbains Allô Stop et Amigo Express pour constater que j'étais à la dernière minute et qu'il n'y avait plus de place ou pas de disponibilité. L'autocar interurbain (Orléans Express) aurait pu m'amener à temps à Rimouski, mais il m'aurait ramené trop tard à Matane. Il aurait donc fallu que je fasse du pouce... Depuis que j'ai embarqué un pouceux de Forestville à Pessamit, je craignais moins cette option. J'ai donc consulté www.lepouceux.ca. Bref, après cette planification de dernière minute, je me suis couchée stressée.

Le lendemain, j'ai conduit une heure jusqu'à Godbout pour arriver une demi-heure à l'avance. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que tous les véhicules ayant fait des réservations étaient déjà arrivés! Je suis descendue de ma voiture pour essayer de poser une question à la réception, qui était fermée. Je suis retournée dans ma voiture attendre, en essayant de ne pas trop ronger mon frein. Le Camille-Marcoux est arrivé. C'est impressionnant, comme navire!  La partie avant de la coque se lève pour laisser circuler les véhicules. Je ressors aborder un travailleur, qui me dit que s'il ne reste plus de place, ils attendront que nous garions nos véhicules et embarquions à pied avant de partir. Finalement, j'étais l'avant-dernière voiture! Heureusement que j'ai un p'tit char!

vendredi 11 mars 2011

Les syndicats et moi

Récemment, j'ai appuyé Rue Frontenac financièrement. Cela m'a amenée à me demander quelle était ma position (s'il y a lieu) envers le syndicalisme en général. Ce billet est loin d'avoir la prétention d'être analytique.

J'ai l'impression que je suis favorable aux syndicats en général. Je considère les associations étudiantes comme leur émulation en milieu universitaire, et j'adore en faire partie. Simplement dit, je suis fascinée par les regroupements d'humains en général et leur capacité à s'organiser (ou non), qu'ils soient groupes environnementaux, entreprises ou autres. Cependant, je considère avoir rarement été bien servie par les syndicats en général.

Si je consulte mon CV historique, ma première expérience avec un syndicat était lorsque j'avais décroché un poste de femme de chambre dans un hôtel de Sainte-Foy durant l'été de mes 17 ans. À mon entrée, je payais des cotisations syndicales, mais je n'avais pas accès aux bénéfices du syndicats avant un certain délai. J'ai très rapidement quitté l'emploi, n'ayant pas alors la force mentale nécessaire d'accomplir une tâche si répétitive; d'après mon expérience, le roulement de personnel pourrait justifier le paye-mais-bénéficie-pas, mais il reste frustrant.

J'ai aussi travaillé l'été de mes 19 ans pour le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Sans doute payais-je des cotisations, mais outre les abondants messages à caractère social s'adressant à une génération plus âgée que moi, je n'étais pas assez au fait du syndicalisme à l'époque pour m'en préoccuper.

Un poste qui aurait grandement bénéficié d'être syndiqué est celui que j'ai occupé dans une entreprise de récupération pendant les événements spéciaux durant l'été suivant. Bien que j'aie été parmi les moins exploité(e)s des employé(e)s, les lacunes en santé-sécurité (ex: travail sur des structures métalliques lors d'un orage) y étaient nombreuses; si quelqu'un avait été libéré de ses fonctions pour s'en occuper, alors les conditions de travail se seraient améliorées et l'entreprise aurait pu mériter ses prétentions de faire partie de l'économie sociale.

L'été dernier, j'ai travaillé au Réseau de transport de la Capitale, la société de transport de Québec. J'ai accepté de verser une cotisation au club social de l'entreprise, et j'étais syndiquée. Je n'ai obtenu ma convention collective qu'au moment où j'ai été la télécharger dans le portail de l'organisme responsable. Les Ressources humaines se sont étonnées que je ne leur ait pas demandé, et je me suis étonnée qu'elle ne me soit pas remise automatiquement au début de mon emploi, ou encore disponible dans l'Intranet. J'ai de la difficulté à distinguer club social et syndicat dans ce cas-là, mais pour une première fois, j'ai bénéficié de ma cotisation à ce premier en achetant des billets pour les Grands Feux Loto-Québec, que j'ai appréciés avec un plaisir coupable, bien au fait de l'ozone et des pièces pyrotechniques répandus dans l'atmosphère et l'eau.

Présentement, je travaille au composteur de l'Université. Je fais partie du Syndicat des employées et employés de l'Université de Sherbrooke, le SEESUS. Encore une fois dans ce genre d'emploi manuel, c'est plutôt la santé-sécurité qui me préoccupe. Après m'être blessée en octobre, j'ai été chercher et j'ai lu la convention collective. J'ai calculé la valeur de mon poste, qui était supérieure de 4$/h à ce que je reçois présentement. J'ai écrit à mon syndicat pour savoir ce à quoi j'avais droit. Je n'ai jamais eu de réponse. Je me suis présentée en personne à une réunion d'information, et j'ai appris qu'à titre d'employée étudiante, j'étais « exclue » de la convention collective par une lettre d'entente: j'ai le même salaire que tous les autres étudiants peu importe mes conditions de travail. J'ai parcouru le site Web du syndicat et je me suis rendue compte qu'il était contre le transport en commun gratuit pour les étudiants et la réduction du nombre d'espace pour les stationnements.

Bref, quand je fais partie d'un syndicat, je suis souvent exclue des privilèges de ce dernier, mais je le finance quand même. Quand je n'en fait pas partie, je suis souvent favorable à ce dernier. Un peu contradictoire, non?

Pour revenir au syndicalisme en général, cela ne m'empêchera pas de lire L'Aut' Journal, et d'être parfois en accord, parfois en désaccord avec les positions qui y sont défendues. S'il y avait un équivalent de droite distribué gratuitement, je le lirais aussi. J'attends vos opinions, vos éclaircissements sur les liens entre la santé-sécurité, comités sociaux et syndicats, etc.

jeudi 30 septembre 2010

Tranche de vie médiatique post-politique

François Chartier (sommelier de renommée internationale et auteur de Papilles et molécules sur la cuisine moléculaire) a accordé une entrevue à Jackie Czernin de l'émission Breakaway à CBC Radio One mardi 28 septembre 2010. À la suite de l'entrevue, Jackie a annoncé un concours où il fallait soumettre une recette spéciale pour gagner Tastebuds and Molecules, que François Chartier sélectionnerait lui-même la recette gagnante. J'ai aussitôt décroché le téléphone, et une fois la ligne obtenue, j'ai décrit la recette de cari de tofu au fruit de SOS Cuisine.

Ce matin, Jackie Czernin (prononcé en anglais « tchernee») m'a appelée et m'a laissé un message disant que j'avais gagné des billets (?). Je l'ai rappelée, nous avons clarifié mon prix et j'avais plutôt gagné le livre! Nous avons échangé un peu, je lui ai dit combien j'étais contente d'avoir gagné, que c'était la troisième fois que j'entendais parler de ce sommelier spécialiste des accords mets-vins, la première à CBC cet été, la seconde dans le magazine de ViaRail. Elle m'a demandé de lui envoyer la recette et j'en ai profité pour lui remettre mon adresse (pour ne pas avoir à l'épeler en anglais :P). Finalement, elle m'a demandé si je voudrais lui accorder une entrevue. J'ai hésité, insistant sur le fait que la recette n'était pas de moi. Elle m'a suggéré de prendre mon temps et de la rappeler quand je serais prête.

J'ai rappelée Mme Czernin une fois que j'ai imprimé la recette en anglais et souligné les étapes importantes. Je suis tombée sur le répondeur donc je l'ai rappelée un peu plus tard, lui disant que j'étais prête pour l'entrevue. Elle m'a rappelée cinq minutes plus tard.

Dans le « reportage », Jackie m'a présenté avec mon nom, mon âge et la maîtrise en gestion de l'environnement. Elle a d'abord fait jouer un extrait audio de François Chartier qui témoignait des liens moléculaires entre le cari et l'ananas et la banane. Il disait qu'il pouvait presque goûter la recette! Puis elle m'a posé plusieurs questions auxquelles j'ai répondu comme suit. J'ai décrit le fonctionnement du site Web en parlant des onglets (les rabais, manger local, les plans-repas, les menus adaptés à ses préférences). J'ai aussi dit que j'avais pris la résolution d'apprendre à cuisiner en début d'année en faisant 10 soupes différentes durant l'hiver, ce que j'ai réussi, et j'ai appris à aimer cuisiner avec SOS Cuisine. Finalement, j'ai lu les ingrédients et résumé la recette. Elle s'est enquérit de la quantité de crème et c'était combien de calories. Elle me demandait si je me souvenais du moment où je l'avais cuisinée, et je lui disait que c'était pendant une journée chaude cet été. Elle s'est informé de si j'avais apporté à manger à mes collègues étudiants, mais j'ai répondu que j'avais plutôt apporté des desserts à mes collègues de travail cet été. Par contre, j'ai cuisiné cette recette avec ma mère, ma grand-mère et ma sœur, et malgré leur degrés différents d'ouverture envers la nourriture végétarienne, elles ont adoré autant que moi. Pour conclure, elle m'a demandé ce que je faisais du reste de ma journée. J'ai parlé de mon emploi de préposée au biocomposteur, comme quoi je mettrais les restes de tables de l'Université à l'intérieur. Elle a dit qu'elle espérait que la recette n'y aille pas, mais j'ai ajouté que je souhaiterais que les gens finissent leur assiette! Elle a conclu l'entrevue en précisant que Cinzia est l'instigatrice de SOS Cuisine et a ajouté d'autres détails.

J'avais déjà donné quelques entrevues à la radio et à la télévision pour CBC et Radio-Canada concernant la politique canadienne Verte, mais jamais je n'avais eu l'occasion ou le courage de m'écouter moi-même. Aussi, ces entrevues se déroulaient souvent sur le signe de la confrontation, de l'opposition, afin que le ou la journaliste puisse garder son apparence de neutralité.

L'entrevue que nous avons eue est très différente de celle qui a passé à la radio. Mes hésitations ont pour la plupart été toutes coupées, l'ordre des questions n'était pas exactement le même, on a aussi coupé nos disgressions où Jacky me demandait d'où venait mon nom de famille, comment mes parents se sont rencontrés, comment j'avais appris l'anglais et comment je le maintenais, et la conférence à laquelle j'ai assisté ce midi. Bref, ce n'était pas aussi pénible que ça de m'écouter. Comme toujours, j'étais bien consciente que je n'avais pas le mot juste dans ma langue seconde, et lorsque je me suis réécoutée je ne comprenais rien de ce que je disais au début :P. Elle est vraiment une excellente animatrice, avec une voix posée et un charisme qui lui permet de poser calmement ses questions et d'obtenir le meilleur des personnes qu'elle interroge. Ça m'a fait drôle de voir de quoi elle a l'air sur la page Web de Breakaway, et je me faisais la réflexion que j'étais comme une auditrice avant la télé pour ce qui est de la radio :P.

J'ai réécrit à Jacky Czernin pour la remercier, et elle m'a répondu une fois son émission terminée en disant qu'elle ferait la recette ce soir même. Je suis par la suite devenue fan de la page Facebook de l'émission et j'ai ajouté le lien pour la recette. Puis, j'ai écrit à Cinzia de SOS Cuisine pour qu'elle puisse ajouter la « plogue » à sa revue de presse.

Entre temps, j'avais commencé à écouter l'émission dès 16h et j'avais appelé ma mère et ma soeur pour qu'elles partagent les minutes de gloire, ce qu'elles ont pu faire. Mon oncle (le mari de la soeur de ma mère) a écouté l'émission par hasard et a appelé ma mère pour me féliciter pendant que nous skypions sur le sujet :).

Bref, une belle journée.

jeudi 16 septembre 2010

Maîtrise de l'avenir

Une vague de fatigue m'a frappée en cette soirée enrhumée, mais 19h30 étant bien trop tôt pour me mettre au lit, j'ai saisi le manuel scolaire qui trainait sur mon bureau.

J'ai pris le temps de lire l'avant propos du Guide de gestion des risques d'accidents industriels majeurs du CRAIM. J'y ai retracé quelques personnes que mon père a connues. Au bac, poussée par les multiples formations gratuites du Career and Placement Services (CaPS) de McGill, j'ai fait quelques entrevues informatives avec certaines des personnes se retrouvant dans la liste mentionnée ci-dessus. La plupart viennent de Montréal-Est...

Mon père m'avait incité à prendre un cours avec Robert Reiss, et le fait qu'il était chargé de cours à la maîtrise était un des nombreux facteurs qui m'ont fait appliquer pour ce programme. J'avais tenté de le contacter en 2006 pour voir les possibilités d'emploi à Environnement Canada. Je me suis finalement ramassée au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (provincial) en gestion des matières dangereuses, pas si mal!

Je me faisais la réflexion que mon père était bon en réseautage, et que l'expression « la pomme ne tombe jamais très loin du pommier », que j'avais apprise dans Anne la Maison aux Pignons verts :P et que j'ai récemment utilisée pour agacer un ami, s'appliquait aussi à moi... Du côté de ma mère, je poursuis des études post-secondaires et supérieures et j'aimerais avoir l'expérience d'une firme de consultants. Je marche directement dans les pas de mon père cette session-ci avec le cours de gestion de risque. Je m'arrangerai aussi pour avoir une expérience dans une usine lors de mon essai. J'aurais pu l'avoir durant le stage, mais je ne me sentais pas alors en mesure d'affronter des métallos. En tant qu'ex-politicienne (hihi!), je sais qu'un milieu masculin ne me fait pas peur, et qu'avec une confiance accrue en moi, je saurai me défendre.

J'aimerais sans doute aussi conduire des audits plus tard dans ma carrière, pour une raison toute à fait innocente: j'aime les visites industrielles. Toute petite, j'adorais faire du porte-à-porte pour vendre du chocolat pour le Club de judo, et passer l'Halloween. Plus vieille, j'adorais frapper aux portes pour le Parti vert pour le plaisir d'entrer chez les gens et de sentir la différence.

Je ne sais pas si je ferai éventuellement de la santé sécurité. Cette culture est tellement ancrée chez moi (ex: j'ai suivi mon premier cours de secourisme au secondaire, je passe la tondeuse avec des bottes à cap d'acier et des lunettes de sûreté) que ça serait tout naturel, mais je me souviens amèrement de l'avis de Michel Beauchamp selon lequel plusieurs dans le domaine seraient morts du cancer car on leur a fait porter le blâme des accidents.

Dans un autre ordre d'idée (mais toujours lié, vous verrez!), j'ai commencé à faire de la randonnée pédestre avec Les sentiers de l'Estrie. Et j'ai entendu ce matin une fille parler de son pélerinage à St-Jacques de Compostelle... Avec l'entrainement, je serai sans doute en mesure d'accomplir un autre de ses rêves.

samedi 8 mai 2010

Comment joindre l'utile à l'agréable:

-en étudiant, travaillant et faisant de l'environnement et de la politique en même temps!
-en faisant du sport soir et matin;
-en se rapprochant du travail pour mieux vivre.

Ma vie ce printemps et cet été se décline en trois temps, trois mouvements:
-Stage en développement durable au Réseau de transport de la Capital (STQuébec 3 mai-13 août)
-Emploi élu de vice-présidente à la condition de vie étudiante du REMDUS (asso étudiante 16 avril 2010-16 avril 2011)
-Cours de système de gestion de l'environnement (30 avril-19 juin)

-Habiter sur la rive-sud de Québec jusqu'à la fin de semaine prochaine (-15 mai)
-Habiter à Limoilou pendant un mois et demi (15 mai-3o juin)
-Habiter dans Duberger pendant un mois et demi (1er juillet-15 août)

En plus du vélo. Je déménage autant pour habiter plus près de la job (réduire le temps de transport) et sous-louer l'appart de ma sœur qui ne pourra y habiter cet été.

1ère semaine de stage
-Lundi, il y avait un orage lorsque je suis partie en vélo. Il pleuvait tellement fort que je ne voyais pas la piste cyclable. Je me suis arrêtée sous un porche quand il y avait 10 secondes et moins d'écart entre l'éclair et le tonnerre. Comme je fais la moitié du trajet à vélo et l'autre en autobus (il y a des douches au bureau), c'est pas si pire. J'ai lu toute la journée au travail. J'avais une réunion par Skype avec le conseil exécutif (CE du REMDUS) en soirée.
-Mardi, je suis partie de chez moi à 5h15 du matin pour y revenir à 19h30 (j'ai pris le taxi), parce que mon boss et moi sommes allés à Montréal pour une réunion. Elle a été très utile et m'a aidé à préciser mon mandat. Comme cette réunion-là s'est terminée plus tôt, nous avions 2h30 à perdre. J'étais pas mal nostalgique d'être à Montréal sans contacter mes amis ou ma famille. Mon boss (Daniel) m'a initié au géocaching, et je lui ai fait découvrir le campus de McGill. C'était bizarre... disons que je ne m'adonnerais pas à un jeu de chasse au trésor où on fixe un écran en se déplaçant. Il y avait une autre réunion avec le CE en soirée, mais comme il y avait une game de hockey et que j'étais consciente que je serais mentalement morte en arrivant chez moi, je leur ai dit de la tenir sans moi et plus tôt!
-Mercredi soir, une réunion téléphonique avec le conseil administratif (CA du REMDUS). Heureusement, à date, ces réunions durent un maximum de trois heures.
-Jeudi, j'ai rencontré le président et le directeur du RTC. J'ai réussi à faire bonne impression. Le soir, j'avais rendez-vous chez le chiro. Revenue à l'université par autobus, j'étais complètement épuisée. J'ai donc pris l'Autocar des Chutes et laissé mon vélo sur la Rive-Nord.
-Vendredi, j'ai participé à une activité sportive organisée par le kinésiologue (!) du bureau et j'ai rencontré plein de collègues.

Du côté de mon cours de système de gestion environnemental, il est tellement utile que je l'ai appliqué toute la semaine. Je vais de ce pas lire pour le cours de vendredi prochain...

mardi 10 novembre 2009

L'animation scolaire et la conduite: péripéties

À deux reprises ce semestre, j'ai été tentée par la vulgarisation scientifique (les Débrouillards!!!) ou l'animation scolaire. La première fois, j'ai résisté car je magasinais mon bénévolat. La deuxième fois, j'ai appliqué, parce que je réalisais que je ne faisais pas grand chose en dehors des études. J'ai obtenu l'un des nombreux postes chez CHARMES, et je fais maintenant de l'animation scolaire sur les 3RV, la gestion des matières résiduelles.

J'avais toujours voulu développer cette compétence, souvent requise lors d'emplois d'été. J'ai donné un atelier à des jeunes de Katimavik sur les 4RVE cet hiver, j'ai passé un été à faire de la récupération et j'ai sensibilisé des McGillois aux 3R dans d'énormes classes (en anglais!), en plus de faire de la politique (dont un discours pourri devant 10 000 personnes) donc je savais déjà que j'aimais ça, bien que je demeure nerveuse lorsque je fais un discours préparé en public. Et je savais aussi que j'étais bonne pour jouer avec les enfants, puisque mes cousines se souviennent encore du scénario « tremblement de terre à la maison de poupée », lorsque j'avais retourné cette dernière à l'envers et changé notre perception collective du jeu. De plus, j'ai réussi à distraire une petite fille durant la moitié d'un vol de retour en Europe avec les images d'un livre sur les baleines, de l'origami, faire semblant de boire du thé avec elle, faire des faces, etc.

En plus des cours de communication avec Jean Malo dans le cadre d'un cours de la maîtrise en environnement, je participe à une simulation politique, le Parlement étudiant du Québec (PEQ) chez les Rouges. C'est donc dire que ma résolution personnelle de cette session est d'arrêter d'être nerveuse lors de communication orales!

À la suite de cette très longue introduction, voici comment s'est déroulée ma première demi-journée.

L'offre d'emploi était basée sur de l'animation au primaire et au secondaire. Le guide d'animation était basé sur des présentations d'1h30 avec des élèves du primaire. Cependant, j'avais à animer trois ateliers avec des enfants du préscolaire de groupes en accueil (communautés immigrantes), qui dureraient 30 minutes, donc j'ai passé beaucoup de temps à l'adapter. J'avais donc écrit un texte que j'ai chronométré et relu 3-4 fois, puis écrit les étapes en point de forme pour m'éviter de lire ou d'être perdue.

Le second défi pour moi était de conduire du bureau vers l'école alors que ça faisait très, très longtemps que je n'avais pas conduit (et que l'évaluateur de la SAAQ m'a traitée de mémère en mars lorsque j'ai passé mon examen). Ma superviseure Christine me dit que bien que je n'en aurai pas de besoin, les papiers d'assurance se trouvent dans le coffre à gant, ce qui me rassure. Comme d'habitude lorsque je recommence à conduire, je donne des coups de pédale. J'ai de la misère à tourner à gauche sans lumière sur Galt. Tout va bien, mais je crois que je retiens ma respiration. Je pogne un cul de sac!!! Je n'aurai pas le choix de passer par l'intersection malade Galt Ouest/McManamy/Kitchener que j'essayais d'éviter à tout prix. Je trouve l'école, j'essaye de me stationner en parallèle avec ce Jeep VUS géant: pas capable bien que j'aie en masse de place. Heureusement que les enfants dans la cour d'école ne me jugent pas!!! Je m'en vais effrontément me stationner par en avant dans le stationnement de l'école.

J'entre dans l'école des Quatre-Vents, je dis à la secrétaire qui je suis, elle m'accompagne jusqu'à la classe où Marie-Kim a laissé le coffre d'animation. Comme je suis 15 minutes d'avance, je prends le temps de me refamiliariser avec le matériel d'animation et de sortir ce qui est pertinent. Ça fait bizarre de voir que l'enseignante est assise sur une petite chaise, alors que les enfants sont groupés autour d'elle sur un tatami. Je prends le temps d'observer la classe. C'est mon tour, je m'installe.

Tout se déroule comme prévu, j'hésite un peu mais les enfants sont super-polis je les salues puis me présente et ils me saluent en coeur. Je deviens toute rouge, mais c'est la seule façon dont mon stress sort. Ils lèvent la main pour faire des commentaires même lorsque je ne leur pose pas de question. J'essaie le plus possible de faire parler ceux qui lèvent rarement la main. Je ne comprends pas toujours bien leurs réponses.
Durant l'activité plus interactive, l'enseignante prend le dessus et je me rends compte que je ne sais pas trop comment organiser le jeu ou susciter la participation. Au fil des trois répétitions de mon animation, j'explique mieux les règles, je mets des exemples pour aider les jeunes, je demande aux jeunes de m'expliquer avant de poser un geste. J'ai trouvé ça spécial lorsque j'informais aussi les professeurs.
Ma deuxième classe étant plus petite, c'est si bien allé que j'avais beaucoup de temps restant. J'ai été un peu prise au dépourvu, mais j'ai relu une activité en diagonale et pris le temps de me costumer pour faire diversion.
Ma troisième classe chahutait un peu! Je n'étais pas bien installée et trop près des enfants, donc ils touchaient sans cesse au matériel et n'écoutaient pas beaucoup. L'enseignante tentait de les discipliner. J'ai tout de même livré la marchandise, mais lorsque les enfants me demandaient pourquoi nous n'avions pas utilisé tel ou tel truc, je leur ai dit franchement que c'est parce qu'ils avaient été tannants.

Heureusement que le concierge m'a aidé à monter et redescendre le coffre d'animation et le mettre dans le coffre de la Jeep, car il est super lourd!

Au retour, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas tourner à gauche sur Galt au coin de Belvédère, donc j'ai fait un détour dans un stationnement pentu. Je suis sortie de ma voiture pour vérifier si les pneus étaient corrects (je ne suis vraiment pas habituée à l'empattement énorme et bruyant d'un Jeep VUS). Le reste était sans embûche.

Une fois le char stationné à CHARMES, j'ai commencé à décompresser, mais je n'étais plus lucide du tout (quelle belle impression pour mon employeure!). J'ai pris de grandes respirations en revenant pour ne pas pogner mal à la tête, puis me suis acheté du chocolat pour casser mon stress avec une rage de sucre. Pauvre pancréas!

Sur ce, je vais de suite planifier ma prochaine animation afin d'être encore plus confiante et moins stressée.

jeudi 19 mars 2009

Jean Charest: développement durable, tourisme, croisière et Plan Nord

Midi, jeudi 19 mars 2009, Centre des congrès de Québec, Symposium international de tourisme durable.

Rapporté tel que pris en note, avec commentaires en italique. Les titres sont de moi.

Gouvernement et développement durable

En 2003, lors de la première élection des Libéraux restés au pouvoir, le gouvernement avait la volonté d'implanter une culture de développement durable (DD) à l'interne.

Charest, en tant que ministre fédéral de l'environnement dans les années 1990, avait tenté d'implanter le développement durable de bas en haut, sans succès puisque le niveau d'adhésion et de compréhension était faible. Le gouvernement fédéral avait alors un excellent plan Vert qui n'a pas donné de résultats.

En 2003, le gouvernement provincial libéral a rallié les ministères. Le Québec est la 5e juridiction mondiale et la 1ère en Amérique du Nord à avoir une Loi sur le développement durable. Cette loi a amendé la Charte (québécoise) des droits et libertés afin d'y insérer le droit à un environnement sain. Cette loi permet de prendre le temps de mettre en oeuvre le DD dans l'administration publique.

Le ministère du Tourisme a ensuite développe une politique de tourisme durable. Le Québec a la chance d'avoir une excellente fonction publique (!!!).

Gouvernement et environnement

Le Québec s'est ensuite doté de politiques de développement durable dans tout. Je passe ici de la 3e à la 1ère personne, désolée. Nous avons des ressources naturelles et un patrimoine important, immense et riche. Nous avons des responsabilités envers nous, nos générations futures et nos voisins.

En 2006, nous avons instauré une politique de réduction des gas à effet de serre (G.E.S.). Nous produisons per capita la 1/2 des GES canadiens. À la politique de DD se sont ajoutés la politique de transport collectif (c'est le temps d'envoyer de l'argent à la STM...) et la politique d'efficacité énergétique.

Tout est lié et nous devons faire ce lien dorénavant.

Nous avons instauré une redevance sur le carbone qui apport 200 M$/année (1,2 G$/6 ans) qui va dans le Fond Vert, permettant la mise en oeuvre de mesures environnementales.

À Davos en janvier, Al Gore citait le Canada en exemple avec 2 provinces taxant le carbone. Nos efforts ont été remarqués et nous sommes un exemple.

Développement durable et tourisme

La politique de croisières a été développée dans l'optique du DD (!!!). Elle comprend six sites, dont les Îles Mingan sur la Basse-Côte-Nord. Nous devons développer en tenant compte de la capacité écologique du milieu à accepter des croisiéristes. C'est un défi particulier et nous en avons conscience. Elle représente 50M$ en investissement.

Économie actuelle

La crise économique doit être reconnue autant que la crise écologique. 2009 est une année importante­. En effet, le Québec et le Canada ne souffrent pas autant que les États-Unis ou l'Europe car ils ont moins investi dans les subprimes. PCAA, Caisse de dépôt, hellooo!!! Notre économie souffre d'un ralentissement car elle est très ouverte aux Américains.

Économie et environnement

2009 est l'année de Copenhague, et il est crucial de reconnaître que les crises économiques et écologiques sont liées. C'est l'occasion de changer les règles de gouvernance emphase de moi. Il y aura bientôt une rencontre du G20 en Angleterre, où l'on choisira entre la stimulation ou les changements de règles économique. Ça ne peut être ni l'un ni l'autre­.

On choisira un système de plafonnement et d'échange ou encore on attachera un prix au carbone. C'est l'occasion et l'opportunité de changer les choses (ce que je disais pendant ma campagne ^_^). Nous en ressortirons avec l'économie transformée. C'est l'occasion de mettre en oeuvre le développement durable et la réduction des GES.

Tourisme et Plan Nord

Le tourisme est la fierté d'attirer des gens dans sa communauté. En 2008, Québec a eu cette fierté. Dans ce contexte, il faut se démarquer, et le DD nous offre l'occasion d'un projet, le Plan Nord.

Le développement du territoire se fera en accord avec les Premières Nations et les Inuits, les Jamésiens et les Nords-Côtiers. C'est un développement énergétique propre et renouvelable avec l'hydroélectricité (!), l'éolienne et le minier (!), dans le respect de l'environnement. D'ailleurs, nous avons accordé 300M$ au nettoyage des sites miniers (qui devrait être fait par la mine...). C'est un développement du transport et récréotouristique.

Le Nord-du-Québec subi l'impact du réchauffement climatique. En effet, une route maritime, le passage du Nord-Ouest, s'ouvre­. C'est un grand enjeu intéressant et politique. L'appartenance du territoire au Canada est contestée par les Américains, les Européens et les Russes.

Plan Nord et environnement

Les ressources qui y sont présentes sont très importantes, et il y aura le développement durable (!) de l'Arctique du Québec. Nous créérons 6 parcs nationaux pour réserver 12% du territoire d'une taille deux fois plus importante que la France. 38% du territoire sera interdit au développement minier, mais permis au développement récréotouristique. La moitié du territoire sera donc protégée du développement industriel.

C'est un plan/territoire qui stimule l'imagination et est magnifique. Le développement se fera avec les Premières Nations et les Inuits. C'est un projet porteur d'espoir et d'avenir. Il respecte les populations et les principes du DD.

Conclusion

Nous espérons que vous reviendrez au Québec, et que dans 10 ans, nous pourrons offrir à des miliers de personne qui nous visites de vivre une expérience unique...

vendredi 12 septembre 2008

À la redécouverte de la fonction publique

Quatre jours dans la boîte, et mon esprit indépendant veut sortir. Je savais, avant de reprendre le collet, que d'être fonctionnaire n'était pas mon but dans la vie. Je m'étais fait dire que je me ferais écraser par la machine. Eh bien, c'est fait. Je suis déprimée, et maintenant un robot parfait et servile.

J'ai fait bien des expériences pour pousser la machine à fond. Avec de l'esprit d'initiative, j'ai tenté de faire installer des logiciels sur mon poste (sans succès à cause d'une politique interne), j'ai correspondu avec des gens sans passer par mes supérieurs hiérarchiques, j'ai eu plein d'idées aussitôt testées puis réprimées.

Contrairement à McGill où être sénatrice étudiante était être à mi-chemin entre l'administration (dans la gouvernance) et la protestation (groupe étudiant), être dans la bureaucratie, malgré un statut précaire, lie les mains et empêche de jouer à l'horizontal dans les organigrammes.

On m'a offert à l'origine de travailler de la maison, mais les coûts faramineux de téléphone et d'Internet, en plus de la démotivation causée par l'abstraction (ne pas être dans l'environnement de travail), m'ont rebutés. Cependant, je reste isolée de mes collègues, même dans la bâtisse (mais j'ai un superbe bureau).

J'ai retrouvé le mode impersonnel, où les gens d'un même bâtiment correspondent par courriel et se téléphonent plutôt que de descendre/monter se voir. Même les plantes ont des numéros.

Bienvenue au spectacle de marionnettes!

mercredi 3 septembre 2008

Entrevue des cinq candidatEs à Christiane Charette

Mercredi 3 septembre 2008 à 9h AM: Entrevue des cinq candidatEs à Christiane Charette

J'arrive un peu en retard à la Maison de Radio-Canada à cause de la STM qui ment sur ses points de vente, la difficulté subséquente à obtenir des billets de bus et le métro qui prend du temps à refermer ses portes.

Je croise Anne Lagacé Dowson (candidate du NPD dans Westmount – Ville-Marie) en conversation avec quelqu'un d'autre sur la terrasse, Marc Garneau (candidat libéral), l'air songeur sur un banc près de l'entrée. J'entre juste à temps pour voir Claude (candidat Vert, mon employeur) demander à la réception le chemin vers le studio 18.

Première impression de Radio-Can: belle déco malgré le béton omniprésent. Le studio est dans un sous-sol malgré l'énorme tour!

Un petit intermède à l'histoire; lors des débats au YWCA de jeudi dernier, j'ai évité de me retrouver à la même place que tous les candidats en même temps alors qu'ils parlaient de façon informelle avant leur débat, trouvant trop idéologiquement bizarre qu'ils socialisent étant adversaires. Là, j'ai baigné dans leur mélange.

Charles (Larrivée, candidat bloquiste, un ami et collègue mcgillois) est déjà assis dans un salon dans un corridor où l'on retrouve une télé sur la caméra de circulation du Vieux-Port/ le centre météo de Radio-Can/la radio de la Première Chaîne, un piano (!) ,une fontaine, et caché dans un coin, une machine à café. Un membre de sa famille (une tante?) est venu le voir et lui souhaiter bonne chance.

Claude et moi prenons place, Charles et lui engagent la conversation. Arrivent Marc Garneau, Guy Dufort (candidat conservateur) et leurs aide respectifs. La discussion s'élargit pour les inclure. Garneau et Dufort se lancent des piques en relatant les caricatures de journaux critiquant le parti de l'opposant. Dawson passe en coup de vent mais ne s'arrête pas. Dufort décharge ensuite plusieurs moqueries, niaisant Charles sur son âge en disant que c'était peut-être la première élection où il pouvait voter, critiquant l'image mauvaise de la caméra, à quoi j'ai répliqué que c'était du smog. J'ai tenté d'appuyer ma déclaration en disant que ce matin-là à Saint-Léonard, le ciel était grisâtre, mais il m'a interrompu en lançant que St-Léonard n'était pas vraiment Montréal. Son front m'a bouche bée.

Me sentant en minorité (Claude, Charles, Garneau, Dufort, leurs aides de camp étant tous des hommes), j'ai constaté l'absence de Dawson et ai dit que je la ramènerai pour me tenir compagnie en tant que femme. Je ne l'ai pas trouvée.

Dufort et Garneau ont continué de jaser ensemble, l'aide de camp de Dufort est venu écouter la radio avec moi et Claude et Charles ont poursuivi leur discussion. Dufort nous a surpris par un accord au piano, la conversation s'est ramené sur la musique et Charles a dit jouer de la batterie, Claude s'est exclamé qu'il aimerait bien apprendre, et Dufort nous a informé de l'existence d'un band composé de Parlementaires à Ottawa. Charles a demandé si tous les partis étaient représentés, mais Dufort a répliqué que le Bloc n'en faisait pas partie. Quelqu'un a lancé à la blague que les candidats devraient formé un groupe une fois les élections terminées, et je me suis esclafée de rire.

Un employé du studio 18 nous a offert de l'eau ou du café. Claude, qui avait suivi le café à la source en voyant un technicien en ramener dans son studio, a été déçu de voir qu'on ne lui offrait pas une bouteille complète (lui qui boit des cruches entières lorsqu'il débat). M. Bernard Faucher, chef recherchiste de l'émission Christiane Charrette, nous a ensuite accueilli et invité à venir en studio.

Une fois entrés à la régie du studio, j'ai constaté que Dawson, dès son arrivée, s'était isolée avec son aide de camp (un homme!!!). Nous avons écouté le reporter (nom) et Bernard Faucher parler des candidatEs sur le terrain, mentionnant Garneau, Dawson et Dufort, puisque Charles n'était pas disponible pour faire du pointage pour son reportage à Dimanche Magazine (qui nous a TOTALEMENT omis, nous les Verts). La régie faisait face au studio, vitré, et Christiane Charrette face à la régie, Ali... et Faucher était dos à la vitre. C'était plutôt bizarre de voir Faucher et Ali... parler des candidats et d'observer les poker face des candidatEs ne réagissant pas à leurs commentaire. Ali... s'est sauvé pendant l'intermède et M. Faucher est sorti pendant que les candidatEs prenaient place dans le studio.

Écoutez l'entrevue.

Encore une foix, être présente en personne lors de la méga entrevue (ce n'était pas un débat) n'avait pas de prix. Je pouvais voir la réaction live des aides de camp et des employés du studio aux propos tenus.

Les candidatEs n'ont eu droit qu'à 25 minutes. C'était trop peu pour des questions profondes de la part de Christiane Charrette, qui y est allée de façon cinglante pour chaque candidatEs, et un peu trop complaisante à mon goût pour Dawson, son ex-collègue de la VOA radio-canadienne. J'ai remarqué, après une série d'entrevue radiophoniques, que les animateurs, journalistes et autres semblent se croire obligés d'être virulentEs afin de démontrer leur impartialité. Après deux débats (remportés par Claude), les politiciens en herbe étaient touTEs assez échauffés pour vouloir se lancer des bêtises malgré le caractère non-débatif de l'entrevue. Dawson et Claude ont été les plus agressifs mutuellement, Claude rabattant le caquet de Dawson en s'exclamant que tous les candidats étaient des gentlemen lorsqu'elle a lancé son « Anne and the boys » pour la ènième fois, Dawson, en sa qualité de NPDer frue, a souligné l'emploi du prénom entre Claude et Charles (qui sont allés prendre un verre après le débat jeudi passé, ce qui a fait un velours intestinal à un coin bizarre de mon cerveau qui a vu dans cette rencontre une rencontre idéologique entre l'homme pour lequel je travaille et un ami, entre les Verts et le Bloc), et Dawson a répliqué à la déclaration de Claude comme quoi les Verts étaient les seules à rendre leur programme entièrement disponible en ligne, et l'a attaqué sur son cottage au Vermont, ce que Charrette a repris en écho. Après ça, les candidatEs ont tous et toute fait les bébé-lala en se vantant d'habiter plus la circonscription les uns que les autres. À souligner, la nervosité de Charles et Marc Garneau qui a répondu au défi lancé en régie de corriger l'électeur entendu en train de déclarer qu'il était allé sur la lune.

La radio fut une expérience généralement bien différente des débats. En débat, Charles était aussi nerveux, Garneau était ennuyant et monocorde, Claude volait la vedette en se promenant avec le micro, Dawson fixait une direction d'un regard vide et Dufort regardait vers le bas, s'attardent sur des faits simples. À la radio, touTEs se combattaient pour avoir du temps de parole.

C'est donc dire que les candidatEs ne peuvent être correctement comparés avec un seul mode de communication, une langue, un CV. Je m'amuse à les ordonner par position dans le parti, emploi, anglais, français, débat, radio, couverture médiatique, mais il reste que je ne les connais pas au niveau personnel; je ne saurais donc pas quelle personnalité ferait le ou la meilleurE députéE. Une chose est sûre, je suis biaisée.

mardi 19 février 2008

Future: Mega-reflexion

Yesterday night, my INTD497: Research Seminar on International Development class on Governing Globalization had a "job seminar". Many issues came up to which I would've liked to add my two-cents, but the seminar lasted 4 hours, so I abstained.

Most people, International Development Students (IDS) honours (with a few political science, economics and environment majors/minors) were interested to study law, work for the UN, do some form of mediation, travel, be a journalist. Everyone brought up which organizations they would like to work for, but no one had entrepreneurship ideas. The goal pursued by many was to bring some form of change. The big majority had no precise idea of what they wanted to do after graduating, though a lot had already applied to unpaid internships and graduate school.

Some brought with them bad experiences of internships within an organization. My feeling was that those had never worked before inside any institution, and were idealizing their workplace. Coming from interdisciplinary study, they were interested by everything and felt like they needed to narrow down their options.

I was surprised to see how many were applying for unpaid international Arts Internship, which requires a global point average (GPA) of 3.0/4.0 and to have either accumulated enough money to pay for your experience, to have your parents support you or to get a grant (by filling more applications).

I felt more mature than most students, with my money constraints (an unpaid internship is out of question), my medium CGPA (can't get internships easily), my five years of work experience (two of them in environment field), my volunteering background (in both the Green Party and as a student senator), my local goals (I want to stay in Montreal), my five-year life plan (next year: get elected to SSMU or get an internship as a scientific reporter, then find a job in an environmental enterprise, work for three years in my field, then get a master from either UQAM in environmental education or Sherbrooke in environment).

There are several crises they are facing or could face soon:
  • one must eventually become in peace with the way things are, if not the will to improve things for the best prevents satisfaction;
  • organizations are big conservative monsters that strive to stay anchored to the moment of their foundation as a way to self-perpetuate;
  • the post-modern multi/inter-disciplinary way in which we are taught clashes with the actual division of labour in our society and the knowledge classification inherited from the Lumières period.
Unless I'm mistaken, Senator Borkotoky is working on making sure students think early enough about their future during the course of their studies. On my side, I would strongly recommend to the aspirant journalists to start blogging , and I got a hint of a possible job doing environmental restoration after conflicts (there are no such positions within the Canadian Forces, at least there were none two years ago).

dimanche 5 août 2007

Nascar

Travailler avec du vrai monde, ça change de la tour d’ivoire de l’université. Les bénévoles qui participaient au service de gestion de matières résiduelles du Nascar avec le Consortium Écho-Logique étaient principalement des immigrants, des délinquants, des étudiants, des jeunes et des gens d’une autre classe sociale que la petite bourgeoisie. Ils m’ont appris à les côtoyer, à les diriger, à vivre au moment présent.

Travailler dehors, c’est fascinant au point de vu nature. Tu te rends compte du mouvement des astres, la position du soleil devient très importante et tu attrapes de magnifiques levers de lune. Tu vois les fleurs qui t’entoure éclore, se faner et puis se changer en fruits. Tu découvres des insectes inimaginables, tu en vaincs ta peur. T’as envie de botter le cul des petits mammifères nuisibles.

Travailler dur, c’est fantastique niveau corporel. Après un certain montant et durée d’effort, le corps entre en mode “survie”, et le rush d’adrénaline commence. L’inhibition le quitte, un mouvement perpétuel l’habite, le grignotage et les -ines deviennent principales sources de carburant puisque l’énergie du sommeil n’y est pas.

Tout ça, c’est grandir.

lundi 18 juin 2007

Formule 1: Grand Prix du Canada, planète Terre prise 2

Excusez premièrement le fait que je délaisse mon blogue et Facebook, c’est l’été.

Grand Prix

Je suis employée du Consortium Écho-Logique, une entreprise d’économie sociale qui gère les matières résiduelles récupérables lors d’événements spéciaux se déroulant à l’extérieur. Laissez-moi tout d’abord vous dire que l’équipe (les permanents, les membres de la famille, les chefs et assistant(e)s) est fantastique, et c’est une réelle communauté dans laquelle il fait bon vivre. Nous nous sommes occupés des matières résiduelles (déchets et récupération) lors du Grand Prix se déroulant sur l’île Sainte-Hélène (circuit Gilles-Villeneuve).

Afin de travailler sur le site de cet événement, c’est un prérequis d’aimer le genre humain, sous peine d’être atteint(e) d’un dégoût de ses semblables par la suite.

Il suffit de vous dire que le public soi-disamment sportif (parce que conduire un engin à propulsion non-humaine, c’est pas vraiment un sport; c’est seulement maîtriser la technologie et appliquer la stratégie d’une équipe) est très salaud; il ne prend pas la peine d’aller déposer ses déchets dans le bac de récupération, ni même dans la poubelle, il le laisse tomber par terre.

L’événement m’a semblé plus être une guerre d’européens qui agissent en colons: on arrive, on consomme, on ne s’occupe pas de nos rejets. Nous avons trouvé, dans les poubelles, de la nitroglycérine (poudre verte augmentant la performance de l’essence), de la vermiculite (composé d’amiante absorbant les liquides toxiques), beaucoup de canettes de produits sous pression. C’est appliquer le principe d’externalité à son maximum; l’important est l’activité économique elle-même, et les conséquences ne sont pas de notre ressort.

Mise à part ces deux effets pervers d’une compétition technologique à saveur internationale et de son assistance, l’occasion a donné lieu a des opportunités pour notre équipe; dépassement de soi (endurance au stress et à la fatigue), conditions météo variables, sensibilisation efficace de commerçants, leadership de bénévoles, etc. J’en ressort grandie.

Planète Terre

J’ai vu plusieurs épisodes de cette grande série de découverte scientifique aux saveurs environnementales. Bien qu’elle ait été diffusée en haute définition sur l’antenne de Radio-Canada, il n’est pas nécessaire d’avoir une télé compatible (et d’avoir à se casser la tête pour se débarasser de la vieille avec un tube cathodique plein de plomb…) pour s’émerveiller devant les beautés de la nature présentées à l’écran. Si vous l’avez ratée, trouvez-la en DVD!

Planète prise 2

Comment diminuer l’impact de son logis sur l’environnement. Dimanche 19h30, RDI.